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Mais là où le 2B2F devient vraiment intéressant, c’est que sa magie continue à opérer même un an après le pic d’une crise, la plus grave depuis les années 1930, qui aurait pu tourner à la catastrophe. D’abord, on a laissé les plus petites banques comme la nôtre disparaître, ce qui laisse encore plus de place aujourd’hui aux 2B2F. Ensuite, une bonne partie des revenus des banques qu’on dit « systémiques » continuent d’être directement ou indirectement de l’argent public. Certes, elles ont réussi à lever de l’argent privé pour rembourser les injections de capital public et l’Etat n’est plus leur actionnaire. Mais la garantie des dépôts est toujours un service offert par l’Etat quasi gratuitement. En France, par exemple, le Fonds de garantie des dépôts assure 1.200 milliards d’euros de dépôts avec des réserves de 1,7 milliard et une cotisation annuelle de 80 millions  ! Un prix d’ami. Certes toutes les banques en bénéficient, mais les grandes dans des proportions bien plus vastes.

La garantie implicite que les grandes banques ne feront pas faillite est un autre avantage considérable : elle dispense les banques 2B2F de rémunérer une partie du risque chaque fois qu’elles lèvent de l’argent. Imaginez : c’est comme si, lorsque vous empruntez pour vous acheter une maison, vous aviez un oncle d’Amérique qui téléphonait à votre banquier pour abaisser le coût de votre emprunt en le rassurant sur votre solvabilité. Impossible de chiffrer la valeur de ces deux assurances gratuites, mais elles pourraient atteindre des dizaines de milliards d’euros facilement, rien qu’en France. Pas mal par rapport à la surface des bénéfices de nos banques.

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“Un rêve de banquier : devenir 2B2F” ,
par Nicolas Madelaine dans Les Echos, 29 octobre 2009


Le reste de l’article est à l’avenant, plein de cynisme désabusé, ce qui semble assez étonnant de la part du correspondant à Londres de ce grand quotidien économique français. Cette garantie implicite de la part de l’Etat, fort bien expliquée ici, relativise de beaucoup le remboursement plus rapide que prévu du prêt accordé aux grandes banques françaises au début de la Crise.

"La mise à mort du travail" sur F3 : remarques en vrac

Après avoir vu les deux premières parties de ce documentaire sur France 3 lundi soir, puis lu un billet intitulé “Tout ce que le travail ne devrait pas être” , je me suis fendu de quelques remarques à propos de ce qui m’avait semblé le plus saillant, avec une certaine rudesse il est vrai. Les voici :

- Les étudiants belges en management passant une journée chez le médecin du travail et voyant bien les ravages de l’organisation actuelle du travail dans les entreprises : “Le problème, c’est que tout ce qu’on nous enseigne tend vers ça : comment isoler les individus, comment en tirer le maximum de productivité, comment chasser les fortes têtes et limiter toute autonomisation ou sentiment de groupe.”

- Le patron de Carglass semble sincèrement croire avoir fondé un modèle d’organisation qui rende les employés heureux. D’autant plus hallucinant lorsqu’il pointe devant les salariés du groupe que ce serait une mauvaise organisation qui provoquerait des dépassements horaires (que le pauvre va finir par payer car les sous-effectifs structurels ne permettent plus un rattrapage dans le temps de ces heures supplémentaires par les employés des centres de réparation) . Encore plus drôle lorsqu’il évacue la question d’un prime de 13ème mois en faisant de la psychologie sociale bas de gamme devant des managers au regard dubitatif, eux qui travaillent plus de cinquante heures par semaine sans jamais en voir les fruits.

- Après l’enquête, les journalistes vont revoir les personnes suivies : le manager de centre carglass démissionne par dépit de ne pas voir ses compétences reconnues (le sous-effectif structurel, très rentable, l’empêchant de faire du management et le plaçant dans un rôle de garde-chiourme de l’urgence permanente) . Les employés du centre d’appel (je pense notamment à l’un d’entre eux qui fera une remarque pertinente sur les grandes entreprises modernes : “On te demande d’aimer ta boite, alors que ta boite te considère comme un mouchoir jetable” ) ont tous démissionné depuis. Le psychologue d’entreprise qui avait pour rôle d’apprendre et de faire intégrer aux managers des centres de réparation des rudiments de psychologies individuelle et de groupe se casse lui aussi pour aller vivre ailleurs (suite au déplacement du siège à La Défense) , pour “donner du sens à sa vie” , pointant que “les choses se sont tellement déshumanisées” . Le seul qui est toujours présent à Carglass, et est même monté en grade (à l’étage supérieur des cadres de direction ) ? Le putain de garde-chiourme du centre d’appel, qui nous montrait avec fierté la nouvelle version du logiciel de surveillance permettant de connaître à la minute près les temps d’appel et de pause (30 min par jour et pas une de plus) , sur place comme dans l’autre centre à des centaines de kilomètres de là… tout est dit.


A noter que le documentaire a été visionné par les cadres de direction de l’entreprise Carglass (au sein de laquelle se sont immergés pendant des mois les journalistes) avant sa diffusion par France 3, provoquant des réactions qu’on peut à tout le moins qualifier de virulentes sur le forum en ligne de la chaîne, ce qu’a noté le site @si dans cet articulet : “Carglass (F3) : des employés contestent le documentaire”

France 3 a d’ailleurs fait un beau boulot d’intégration au web de son documentaire, tant avec un mini-site internet dédié (permettant de voir des vidéos complémentaires de ce reportage en trois parties) qu’avec un forum spécifique sur le sujet, qui voit de très nombreuses interventions souvent enrichissantes sur le sujet, notamment de salariés de Carglass, bien au-delà de ce qu’a sélectionné l’article d’@si qui parlait des réactions avant la diffusion du documentaire. Merci à France 3 pour avoir compris comment internet pouvait enrichir et compléter ses contenus audiovisuels.

A titre d’exemple, voici ce que déclare un employé cadre de l’entreprise Carglass ayant répondu sur un des sujets de ce forum :

“Effectivement en qualité de cadre chez Carglass, j’ai eu la sommation de ne pas répondre au journaliste ainsi que toute mon équipe et ceci par mail très explicite et assez menaçant en cas de divulgation au journaliste.

Ce reportage fera peut-être changer les choses chez Carglass, personnellement je m’en fous pour l’avenir car je suis démissionnaire. Car il n’est plus question pour moi de continuer à travailler pour une entreprise qui pense plus à son profit qu’au bien être de son personnel. Oh oui, le comité directoire à de beaux discours aux conventions , de bonnes idées, mais réellement il n’en font rien.

Nos responsables hiérarchique le disent bien, seul le profit compte, le nombre d’intervention par jour, la productivité au point de tricher sur les horaires des techniciens, le taux de mobiles (intervention à domicile) , peu importe le temps, la croissance….

Je trouve lamentable qu’une entreprise demande une croissance de 8% sur des glaces latérales ou des lunettes arrières, que veulent-ils que l’ont fasse, du casse la nuit, pour leur profit ? Que les techniciens doivent faire au minimum 6 voitures à domicile par jour et tous seuls, peut importe les difficultés. Et souvent ils se retrouvent avec des pare-brises de camion, tel transit, master etc…

Lorsqu’un client vient pour une glace ou une lunette arrière, tout sauf un pare-brise, sur le nombre de voitures il faut que l’on trouve 13% de réparations d’impact. Je trouve cela scandaleux, résultat des techniciens font des impacts pour atteindre ce taux, car quant vous avez 4 glaces de cassées sur une voiture, il faut trouver 4 opportunités de réparation d’impact, complètement débile. Ou bien ont vous demande 8% d’optique sur le nombre de voiture. Oui on ne nous met pas le couteau sous la gorge pour atteindre cet objectif, mais si vous ne les avez pas vous êtes la honte de la région. On vous appelle, ou vous submerge de mails etc… Attention, on vous dit de ne pas tricher, sinon licenciement, mais quant on vous dit “quant il n’y a pas de réparation d’impact, il y en a un” vous comprenez la suite.

On doit aussi faire 40% de vente de balais sur le nombre d’interventions, c’est honteux. Alors merci de mettre ce reportage en ligne, j’espère que cela aidera ceux qui restent chez Carglass. Pourquoi Carglass est fier de faire partie des rares entreprises ayant de la croissance +20% cette année, avec leur pression, ils y arrivent.

Une anecdote “le directeur général” de Carglass actuel lorsqu’il était “directeur des ressources humaines” disait lui-même que c’était une boite de m*****, ce sont ses propre propos et pourtant il est DG. Un DG complètement incompétent, je préfère de loin le Directeur des Opérations, beaucoup plus HUMAIN.

A votre avis pourquoi Carglass nous bombe de pub radio et TV, je vais vous le dire, car Carglass souhaite que lorsqu’un client à un sinistre, il vient nous voir directement sans passer par son assureur et hop une intervention. Car si l’assuré passe par son assureur, celui-ci, et de plus en plus, va l’envoyer à la concurrence. Car avec les assurances Carglass c’est très nuageux, on perd de plus en plus d’agrément. Plus d’agrément MAIF, plus d’agrément bientôt de MACIF et prochainement MATMUT car ces compagnies fusionnent.

En bref, un peu d’actualité sur Carglass fera certainement changer leur politique managériale.
Chaîne de blogs : le pourquoi du comment d'un nom de blog

Cité par Arnaud, auteur aussi parcimonieux que moi du blog Quindi, qui n’aime pas les chaînes de blog mais les propage tout de même, je poursuis sur ce support la chaîne ô combien nécessaire - je rigole, bien sûr - lancée par Skeptikos et consistant à citer cinq blogs dont le nom est marquant.

Apparemment, les cités doivent également se fendre de quelques explications, forcément égotistes. Pourquoi Miscellanée de réflexions, donc ? Mon blog n’avait à l’époque aucune ligne définie - en a-t-il une aujourd’hui, rien n’est moins sûr - , toutefois je savais que je voulais y mettre mes réflexions. Le mot miscellanée, rare, peu usité et dont je trouve la sonorité délicieuse, me semblait suffisamment intriguant et pompeux pour relever le terme réflexion, lui excessivement commun et peu apte à marquer le visiteur.

Comme je ne suis pas méchant, je m’abstiens de faire passer cette chaîne à d’autres (n’est-ce pas Arnaud ? ) . Par ailleurs, nombreux sont les blogueurs qui ont déjà expliqué le pourquoi du comment, de manière parfois extensive .

Bernard-Henri Lévy remet le couvert

Ce soir même, dans la désastreuse [1] émission “Droit d’inventaire” , sur France 3 :

“On pouvait bombarder les chemins de fer menant aux camps [de concentration et d’extermination] dès 1942 [2] précédé du magnifique “En tant qu’enfant de la génération ayant suivi la seconde guerre mondiale, j’ai un autre [3] point de vue que les autres sur ce plateau [anciens résistants, déportés et historiens] qui confirme une fois de plus la sentence de Deleuze présente dans le précédent billet.

Il est facile de taper sur BHL, certes…disons que son intense présence médiatique me l’a fait écouter deux fois de trop dernièrement, et que ma résistance à la production de syllogismes en série est extrêmement limitée.


On notera aussi la prestation la plus pugnace jamais vue de Marie Drucker… malheureusement aux dépens de Raymond Aubrac [ “Vous regrettez ce qui s’est passé dans le Vercors ? Ne pouviez-vous pas faire plus ? “ et quelques autres du même acabit, comme si on était en 1946 ] puis d’une ancienne déportée tardive à Auschwitz [ “Vous en vouliez aux américains de n’avoir pas plus fait quand ils sont arrivés ? “ ] . J’ose espérer qu’un jour cette pugnacité s’exercera à propos de sujets politiques plus actuels.



[1] En particulier la réutilisation malvenue, du moins pour des reportages lourds sur la seconde guerre mondiale, du même générique de section - surdramatisant au possible - que “Faites entrer l’accusé” sur France 2.

[2] Certes, les premiers témoignages datent de 1942 ; certes, il eut été possible que le bombardement des rails menant à Auschwitz ralentisse temporairement le travail d’extermination ; et certes, les populations occidentales n’étaient pour le moins pas judéophiles. Toutefois, partir de ces trois faits, puis tirer comme conclusion que les américains seraient coupables moralement de ne pas avoir sauvé en priorité les juifs, c’est il me semble se poser comme le doigt vengeur de la justice historique et rétroactive - surtout dans un contexte aussi complexe que celui de la seconde guerre mondiale. Il semble que BHL se confonde maintenant avec la girouette désignant l’antisémitisme/la culpabilité passée d’antisémitisme conscient ou pas/le soupçon d’antisémitisme dissimulé - rayer la mention inutile.

[3] Et BHL appuie suffisamment cette emphase sur lui-même pour que l’on comprenne que bien évidemment, son point de vue est le Bon, le Vrai, le seul vraiment pertinent.

Un grand moment de philosophie médiatique

Les deux penseurs modernes que prétendent être Bernard-Henri Lévy et Claude Askolovitch se sont rencontrés sous les auspices du Journal du Dimanche et de la dissection autopromotionnelle du Parti Socialiste (qui continue décidément de nourrir son homme) , l’instant d’une interview qui, n’en doutons pas, marquera la pensée philosophique occidentale. On pourra y noter ces sentences béhachèliennes si caractéristiques, marquées avant tout par la complexité de la pensée et le refus du jugement hâtif. Je vous laisse admirer en toute quiétude ce véritable feu d’artifice pour l’esprit - citation d’autorité inclue - que représente par exemple cette phrase sur ce que constitue la Gauche et l’élimination subséquente que doit subir le mot “socialiste”, après une question tellement fine de monsieur Askolovitch :

Juste le nom?

Le nom dit le reste. Mal nommer les choses, disait Camus, c’est ajouter à la misère du monde. Mieux les nommer c’est, à l’inverse, diminuer la confusion, renouer avec l’essentiel. Or c’est quoi, l’essentiel? Trois grands refus, qu’il faut penser ensemble, non contradictoirement, car ils sont l’identité même de la gauche. L’antifascisme. L’anticolonialisme. L’antitotalitarisme.


Plutôt que de faire de longs discours pour montrer l’idiotie absolue que constitue cette citation lapidaire, je me permettrai de citer Gilles Deleuze qui avait, déjà (en 1972 ! ), répondu en toute éternité à ces phares modernes de la philosophie médiatique. Que l’on apprécie ou pas le sieur Deleuze, il faut avouer que rarement réponse ne fut aussi définitive, abrupte et pourtant d’une justesse telle qu’elle se vérifie toujours plus de trente ans plus tard :


Que penses-tu des « nouveaux philosophes » ?

Rien. Je crois que leur pensée est nulle. Je vois deux raisons possibles à cette nullité. D’abord ils procèdent par gros concepts, aussi gros que des dents creuses, LA loi, LE pouvoir, LE maître, LE monde, LA rébellion, LA foi, etc. Ils peuvent faire ainsi des mélanges grotesques, des dualismes sommaires, la loi et le rebelle, le pouvoir et l’ange. En même temps, plus le contenu de pensée est faible, plus le penseur prend d’importance, plus le sujet d’énonciation se donne de l’importance par rapport aux énoncés vides (« moi, en tant que lucide et courageux, je vous dis…, moi, en tant que soldat du Christ…, moi, de la génération perdue…, nous, en tant que nous avons fait mai 68…, en tant que nous ne nous laissons plus prendre aux semblants… »). Avec ces deux procédés, ils cassent le travail. Car ça fait déjà un certain temps que, dans toutes sortes de domaines, les gens travaillent pour éviter ces dangers-là. On essaie de former des concepts à articulation fine, ou très différenciée, pour échapper aux grosses notions dualistes. Et on essaie de dégager des fonctions créatrices qui ne passeraient plus par la fonction-auteur (en musique, en peinture, en audio-visuel, en cinéma, même en philosophie). Ce retour massif à un auteur ou à un sujet vide très vaniteux, et à des concepts sommaires stéréotypés, représente une force de réaction fâcheuse. C’est conforme à la réforme Haby : un sérieux allègement du « programme » de la philosophie
.



Mise à jour :

Le champignacien n’a pu s’empêcher de relever une des ridicules erreurs qu’affectionne Bernard-Henri Lévy, dans un articulet intitulé “On refait l’histoire (version BHL) “ .
"[…] les grandes âmes sont toujours et immanquablement vouées au doute. Ceux qui dominent le monde ne peuvent être que des hommes bornés, inébranlablement convaincus de leur bon droit. Les natures supérieures, elles, ne dirigent pas les États et ne prennent pas de grandes décisions."
Citation imaginaire du commandant nazi Paulus lors de la retraite de Stalingrad,
“Vie et destin”, roman de Vassili Grossman, vers 1960
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L’étude confirme, en lui donnant un caractère scientifique, ce qu’expriment, depuis des années, les minorités visibles en France. Jusqu’à présent, en effet, les enquêtes réalisées s’appuyaient uniquement sur des sondages déclaratifs, sans vérification possible et avec des échantillons réduits. “L’étude a confirmé que les contrôles d’identité effectués par les policiers se fondent principalement sur l’apparence : non pas sur ce que les gens font, mais sur ce qu’ils sont, ou paraissent être”, indique le rapport, rédigé par deux chercheurs du CNRS, Fabien Jobard et René Lévy.

[…]

Contactée, la préfecture de police de Paris a fait part de son “intérêt” pour ces résultats. “L’étude peut apporter des enseignements, explique la commissaire Marie Lajus, porte-parole de la préfecture. Mais n’oublions pas que la pratique policière se fonde sur des paramètres empiriques incontournables, notamment l’apparence, l’âge, le sexe ou l’origine géographique. Le travail policier ne peut pas s’apparenter à un sondage où on chercherait à être représentatif de la population. Notre mission, c’est de prévenir des délits et des crimes, pas de représenter la société”.

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“La police mise en cause pour ses contrôles au faciès” , Le Monde, 30 juin 2009


La préfecture de Police de Paris, qui émettait il y a un an de cela des avis placardés dans les commissariats demandant en toutes lettres de contrôler au faciès, se moque de nous. Aux dernières nouvelles, pourtant, la loi française (qui interdit explicitement ce type de contrôles, et les contrôles d’identité doivent se faire en fonction de ce que les individus font et non pour ce qu’ils sont, justement) reste supérieure aux “paramètres empiriques incontournables” utilisés par les policiers. Mais il est vrai que c’est plus clair quand c’est la porte-parole elle-même qui nous confirme l’état de la situation.

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