C’était un mardi” , Comité de Salut Public, 6 juin 2009 :

“Même en sachant tout ça et plus encore, j’aurais, tout de même, aimé en être. [du débarquement de Normandie]

Et d’abord parce que, malgré tout, il y’avait bel et bien une lutte à mort contre la barbarie nazie, et il faut ici prendre en compte la spécificité du nazisme qui n’a pas été un fascisme “comme les autres”. Le XXème siècle a été tristement riche en génocides et massacres de toutes sortes, hélas oui. Néanmoins, rien sans doute n’a été plus “fou”, proprement délirant que le projet nazi, ce mélange d’asservissement absolu et d’extermination systématique, ce racisme politique à visée planétaire porté par des mythes de supériorité d’une seule race, et encore de quelque uns seulement de ses représentants sur tous, absolument tous les autres. Et face à ça, face à ce qui était bel et bien une barbarie totale, je ne vois pas ce qu’on aurait pu faire d’autre que la combattre.”


J’apprécie le blog CSP, toutefois il est toujours amusant de constater le manque total de recul historique qui le caractérise, ce qui crée un nombre invraisemblable de sentences toutes faites en accord avec ses préjugés. N’importe qui aurait pu écrire le passage ci-dessus, et pour un homme de droite il serait aisé de calquer ces mots sur le stalinisme, ce qui enlève immédiatement toute force à ce discours sur la “barbarie” absolue et inégalée du nazisme :

“Même en sachant tout ça et plus encore, j’aurais, tout de même, aimé en être. [de la lutte antistalininenne]

Et d’abord parce que, malgré tout, il y’avait bel et bien une lutte à mort contre la barbarie stalinienne, et il faut ici prendre en compte la spécificité du stalinisme qui n’a pas été un fascisme “comme les autres”. Le XXème siècle a été tristement riche en génocides et massacres de toutes sortes, hélas oui. Néanmoins, rien sans doute n’a été plus “fou”, proprement délirant que le projet stalinien, ce mélange d’asservissement absolu et d’extermination systématique, cet ostracisme politique à visée planétaire porté par des mythes de supériorité d’une seule classe, et encore de quelque uns seulement de ses représentants sur tous, absolument tous les autres. Et face à ça, face à ce qui était bel et bien une barbarie totale, je ne vois pas ce qu’on aurait pu faire d’autre que la combattre.”


Les sophistes auraient adoré notre époque…