"Que s’est-il passé ? Tout simplement que les banques n’ont pas voulu vendre ces actifs aux prix qu’étaient prêts à payer les investisseurs, afin de ne pas avoir à procéder à des dépréciations, même limitées. Deux importantes modifications de leur environnement ont contribué à ce refus, devant lequel la FDIC a du s’incliner. La modification des fameuses normes comptables, qui imposaient de valoriser au prix du marché les actifs en question, ainsi que le « bon pour le service » qu’elles ont obtenues, pour les principales d’entre elles, à l’issue des stress tests. Dans la foulée, elles ont pu améliorer leur bilan, faire en conséquence valoir d’appréciables résultats, puis facilement lever des fonds sur le marché, tout en faisant au final l’économie de toute dépréciation. Plus que jamais, les banques cherchent à être totalement exonérées de leurs pertes colossales et veulent croire à un retour à meilleur fortune. Une perspective toute aussi illusoire que la prétendue absence de risques dont elles se prévalaient précédemment."
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“Les élégants dessous de la finance” , François Leclerc, 6 juin 2009Comme beaucoup l’ont écrit il y a quelques semaines, il arrive maintenant ce qui devait arriver, ce que François Leclerc nous décrit ici sur le blog de Paul Jorion. En effet, la structure créée pour tester à petite échelle la première phase du plan Geithner par la FDIC, le Legacy Program Loans - rappelons que les toxic assets ont été rebadgés en legacy assets - , vient d’y mettre fin, les banques refusant de se délester de leur actifs “toxiques” au prix convenu il y a quelques semaines. On serait tenté de dire : comme prévu.
Note : cette brève figure également sous forme de mise à jour dans l’article “Le plan Geithner, la FAS 157-e et le G20 sont dans un bateau… “ publié le 3 avril 2009.