"Lorsque Libération titre à propos de l’Iran “L’espérance brisée”, ou “Le rêve brisé”, ou une platitude du genre, du pur pathos pour la midinette du bar-tabac du coin, il se fiche de l’Iranien moyen comme d’une guigne ; seule lui importe l’angoisse qu’il éprouve devant tel référendum européen évidemment négatif, telle abstention évidemment massive aux élections évidemment démocratiques, telle vacance compromise par un tsunami ou un Katrina né du dérèglement du climat, tel effondrement de nos établissements financiers, telle montée du prix du pétrole, telle catastrophe du JSF (si l’on a entendu parler de la chose dans cette rédaction) ; peut-être, dans ce cas iranien, une belle petite “révolution de couleur” à Téhéran lui remonterait-elle le moral, au quotidien postmoderne?"
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“L’apport iranien à notre crise de civilisation” ,
Dedefensa, 17 juin 2009Dans cet article, l’auteur remet les pendules à l’heure quand aux protestations iraniennes, à propos de la popularité (réelle) du président Ahmadinejad et surtout des (nombreux) prismes déformants des médias internationaux. Il en tire alors une audacieuse conclusion : cette frénésie médiatique internationale serait aussi un moyen de nous rassurer quand à la validité de notre modèle systémique, car si les iraniens en veulent encore (et rien n’est moins sûr que cela, tant la population iranienne dans son ensemble est différente de l’idée que l’on s’en fait ici) , c’est bien que ce modèle reste la seule alternative au chaos ou à la dictature.